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Prothèse totale de genou

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Durée

d'hospitalisation

1 à 5 jours

Durée

d'intervention

1 heure

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Durée

d'arrêt de travail

4 à 12 semaines

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Type d'anesthésie

Loco-régionale ou générale

QU’EST CE QUE L'ARTHROSE DE GENOU ?

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Reprise

du Sport

3 mois

Le genou est une articulation majeure du corps humain. Il relie le fémur au tibia et à la rotule, et joue un rôle essentiel dans la marche, la station debout, la montée des escaliers et de nombreuses activités quotidiennes.

L’articulation du genou est composée de plusieurs surfaces osseuses : l’extrémité inférieure du fémur, l’extrémité supérieure du tibia et la face postérieure de la rotule. Ces surfaces sont recouvertes de cartilage articulaire, un tissu lisse et résistant qui permet un glissement fluide des os entre eux et amortit les contraintes mécaniques lors des mouvements.

L’arthrose du genou, également appelée gonarthrose, correspond à une usure progressive du cartilage articulaire. Lorsque ce cartilage s’amincit ou disparaît, les surfaces osseuses entrent en contact direct, entraînant des frottements anormaux. Cette dégradation s’accompagne de modifications de l’os, telles qu’un épaississement, des déformations ou l’apparition d’excroissances osseuses. Ces changements provoquent des douleurs mécaniques, le plus souvent localisées au genou, pouvant irradier vers la cuisse ou la jambe.

Les symptômes évoluent progressivement. La douleur apparaît d’abord lors des efforts, comme la marche prolongée ou la montée des escaliers, puis peut devenir plus fréquente. Elle s’accompagne souvent d’une raideur articulaire, notamment au lever ou après une période de repos. Avec le temps, la mobilité du genou diminue, rendant certaines activités quotidiennes plus difficiles. Des gonflements articulaires, des craquements et parfois une instabilité du genou peuvent également apparaître, pouvant entraîner une limitation fonctionnelle et une gêne à la marche.

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POURQUOI FAUT-IL OPERER ?

L’usure du cartilage du genou est irréversible et l’arthrose ne guérit pas spontanément. L’évolution naturelle se fait vers une dégradation progressive de l’articulation, entraînant une augmentation des douleurs, une limitation croissante de la mobilité du genou et des difficultés de plus en plus importantes à la marche, à la montée et à la descente des escaliers, ainsi qu’aux activités quotidiennes.

Les traitements médicaux, tels que les anti-inflammatoires, les antalgiques et les infiltrations, peuvent être efficaces au début, mais deviennent souvent insuffisants avec l’évolution de la maladie.

Lorsque la douleur devient invalidante et que le retentissement fonctionnel est important, une intervention chirurgicale avec mise en place d’une prothèse totale de genou peut être nécessaire afin de remplacer l’articulation endommagée.
La prothèse permet de recréer une articulation artificielle, supprimant le frottement douloureux entre les surfaces osseuses.

L’objectif de l’intervention est de soulager la douleur, d’améliorer la mobilité du genou et de retrouver une marche plus confortable et plus autonome, contribuant ainsi à une amélioration significative de la qualité de vie.

La décision d’opérer est prise lorsque la douleur persiste malgré un traitement médical bien conduit et que l’arthrose a un impact majeur sur les activités de la vie quotidienne.

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EN QUOI CONSISTE L'INTERVENTION ?

Une prothèse totale de genou remplace l’articulation naturelle du genou endommagée par l’arthrose par une articulation artificielle composée de trois éléments principaux : le composant fémoral, le composant tibial et l’insert.

Le composant fémoral est une pièce métallique qui est positionnée à l’extrémité inférieure du fémur. Il remplace la surface articulaire usée de l’os et reproduit la forme naturelle des condyles fémoraux. Cette pièce permet un mouvement fluide et stable du genou lors de la flexion et de l’extension.

Le composant tibial est implanté à la partie supérieure du tibia. Il est généralement constitué d’une base métallique solidement fixée à l’os, par un ciment chirurgical ou par un système de fixation favorisant l’ancrage osseux naturel. Il assure une base stable à l’articulation artificielle et une bonne transmission des contraintes lors de la marche.

L’ensemble de ces éléments recrée une articulation artificielle stable, fonctionnelle et indolore, permettant d’améliorer la mobilité du genou, de faciliter la marche et de retrouver une meilleure qualité de vie.

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QUELLES SONT LES SUITES POST OPERATOIRES ?

Après la mise en place d'une prothèse totale de genou, les suites post-opératoires s’organisent de la manière suivante :

  • Traitement médicamenteux : des antalgiques et anti-inflammatoires sont prescrits pour soulager la douleur. Des anticoagulants peuvent également être donnés pour prévenir la formation de caillots sanguins.

  • Soins de pansement : les pansements sont réalisés et surveillés par les infirmiers ou infirmières pour favoriser une bonne cicatrisation.

  • Mobilisation et kinésithérapie : un kinésithérapeute intervient chaque jour pendant l’hospitalisation pour vous accompagner dans le lever, la marche et la montée et descente des escaliers. Cette rééducation guidée permet de retrouver rapidement l’autonomie.

Des cannes sont utiles les premiers jours et sont rapidement abandonnées. La montée et la descente des escaliers se fait à partir du 3ème jour. A la sortie de la clinique, la rééducation peut être réalisée en centre ou chez un kinésithérapeute.

La reprise du volant est envisageable après le 1er mois. 

  • Marche et appui : l’appui complet sur la jambe opérée est autorisé dès le premier jour, sous couvert de cannes. L’intensité et la durée des déplacements sont adaptées selon le confort et les capacités de chaque patient.

  • Repos et soulagement local : il est important de se reposer régulièrement et de ne pas forcer sur le genou opéré. Appliquer de la glace sur la zone opérée peut aider à réduire l’inflammation et les douleurs dans les premiers jours.

Les résultats de cette technique sont très encourageants puisqu’on retrouve une disparition souvent spectaculaire des douleurs ainsi qu’une récupération rapide de la mobilité et de la force musculaire. La marche normale sans aucune boiterie est obtenue généralement dans le mois suivant l’intervention.

Même si la reprise des activités est souvent complète, il est tout de même préférable d’éviter les travaux de force et les sports violents. Ces activités peuvent augmenter l’usure et diminuer la dure de vie de la prothèse malgré l’utilisation de nouveaux matériaux plus résistants. Certaines activités comme le vélo, la natation, le golf ou la randonnée sont cependant possibles voire conseillées alors que la prudence s’impose pour le ski, le tennis et le footing.

 

La durée de vie moyenne d’une prothèse de genou est d’environ 20 ans

QUELS SONT LES RISQUES ?

En plus des risques communs à toute intervention chirurgicale et des risques liés à l’anesthésie, notons quelques risques plus spécifiques à cette chirurgie :

  • Une raideur articulaire peut se développer si la rééducation post-opératoire n’est pas bien prise en charge.

  • Il est possible que la zone opérée saigne après l’intervention et qu’il se forme un hématome. En fonction de l’importance du saignement, une évacuation de l’hématome ou une transfusion peuvent s’avérer nécessaires.

  • La survenue d’une infection de la prothèse, bien que rare (risque inférieur à 1 % dans notre établissement), est une complication sévère puisqu’elle peut nécessiter le changement de la prothèse ainsi qu’un traitement antibiotique de longue durée. Quand elle est détectée rapidement, un simple lavage de la prothèse et une mise sous antibiotiques peuvent être suffisants.

  • Les nerfs qui entourent le genou peuvent être accidentellement blessés. Cette complication exceptionnelle peut occasionner une douleur et une perte de la sensibilité de certaines parties de la jambe.

  • Des petits caillots de sang solidifié peuvent se former et se coincer dans les veines de la jambe occasionnant une phlébite. Afin de prévenir cette complication, un traitement anticoagulant est prescrit et des bas de contention sont portés pendant plusieurs semaines.

Les risques énumérés ne constituent pas une liste exhaustive. Votre chirurgien vous donnera toute explication complémentaire et se tiendra à votre disposition pour évoquer avec vous chaque cas particulier avec les avantages, les inconvénients et les risques de l’intervention.

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